L’Université de la Nouvelle-Calédonie a accueilli une délégation de sept chercheurs du Centre for Sustainable Futures de l’University of the South Pacific (USP), basée aux Fidji. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de renforcement des collaborations scientifiques régionales autour des grands enjeux de développement durable et d’adaptation au changement climatique dans le Pacifique.
Accueillie par la présidente de l’UNC, Catherine Ris, la délégation a pu découvrir les activités de l’université, ses infrastructures de recherche ainsi que les projets menés en partenariat avec les acteurs du territoire.
Une rencontre placée sous le signe de la coopération régionale
Au cours de cette journée d’échanges, les représentants de l’UNC ont présenté les principales missions de l’établissement en matière de formation, de recherche et d’innovation. Les chercheurs ont également découvert les actions du Consortium pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation en Nouvelle-Calédonie (CRESICA), acteur majeur de la structuration de la recherche sur le territoire.
La visite s’est poursuivie par la découverte de la Bibliothèque universitaire et de l’Institut des sciences exactes et appliquées (ISEA), permettant à la délégation d’appréhender les équipements et les compétences scientifiques mobilisés au sein de l’université.
Des expertises complémentaires au service des défis du Pacifique
Le Centre for Sustainable Futures de l’USP rassemble des spécialistes reconnus dans des domaines variés : sciences marines, océanographie, biodiversité, écologie côtière, résilience climatique, gestion des risques, chimie environnementale, ressources naturelles ou encore sécurité alimentaire.
La délégation réunissait des chercheurs aux expertises complémentaires couvrant un large spectre des enjeux environnementaux et sociétaux du Pacifique. Parmi eux, le professeur Jacobo Nascimento, spécialiste des géosciences marines et de l’océanographie, mène des recherches sur les processus océaniques profonds et les interactions entre les îles du Pacifique et leur environnement marin. Le Dr Vincent Lal, expert en chimie environnementale, développe des travaux à l’interface entre environnement, santé humaine et sécurité alimentaire, notamment sur la qualité des eaux, les polluants émergents et la biodiversité alimentaire océanienne. Le Dr Richard Crichton, spécialiste de la résilience climatique et de la gestion des risques, accompagne depuis de nombreuses années les politiques d’adaptation au changement climatique dans les petits États insulaires du Pacifique. La délégation comptait également Brian Stockwell, chercheur en écologie marine et génomique des populations, dont les travaux portent sur la connectivité des espèces marines et la résilience des récifs coralliens, ainsi que Roneel Kumar, responsable de projets au Centre for Sustainable Futures. Ensemble, ces chercheurs contribuent au développement d’approches interdisciplinaires pour répondre aux défis environnementaux, climatiques et sociétaux auxquels sont confrontés les territoires océaniens.
Identifier de nouvelles pistes de collaboration
L’après-midi a été consacré à une présentation du Centre for Sustainable Futures et à des échanges avec les chercheurs de l’UNC autour des besoins, attentes et perspectives de coopération entre les deux institutions.
Les discussions ont notamment porté sur les impacts du changement climatique dans les territoires insulaires, la préservation des écosystèmes marins et côtiers, les solutions fondées sur la nature, la biodiversité, la sécurité alimentaire, la gestion des risques environnementaux et le développement de projets de recherche transdisciplinaires à l’échelle régionale.
Cette visite, la deuxième organisée entre les deux institutions mais la première avec une délégation d’une telle ampleur, témoigne de la volonté commune de renforcer les collaborations scientifiques au sein du Pacifique et de développer des projets de recherche répondant aux défis auxquels sont confrontés les territoires océaniens.
À travers ces échanges, l’UNC confirme son engagement en faveur d’une recherche ouverte sur son environnement régional et au service du développement durable des sociétés insulaires du Pacifique.
