Une étude publiée récemment dans Le Grand Continent, co-signée par deux chercheurs de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, Pierre-Christophe Pantz et Gilles Pestana, analyse le différend territorial entre la France et le Vanuatu autour des îlots Matthew et Hunter.
Administrés par la France au sein de la Nouvelle-Calédonie, ces deux îlots situés à l’extrémité orientale de la zone économique exclusive (ZEE) calédonienne sont revendiqués par le Vanuatu. Alors qu’un nouveau cycle de négociations entre Paris et Port-Vila s’est tenu en juin 2026 sans permettre de rapprocher les positions des deux États, les auteurs replacent ce différend ancien dans le contexte géopolitique actuel du Pacifique Sud.
L’analyse montre que la question de Matthew et Hunter dépasse aujourd’hui le seul enjeu de souveraineté territoriale. Elle s’inscrit dans un contexte régional marqué par l’affirmation croissante des États insulaires océaniens, les rivalités entre la Chine, l’Australie et les États-Unis, ainsi que par la volonté de la France de consolider son rôle de « puissance d’équilibre » dans l’Indo-Pacifique. Les auteurs interrogent notamment la place stratégique de la Nouvelle-Calédonie dans cette stratégie française et les conséquences du contexte politique calédonien sur la perception de la présence française dans la région.
À travers cette publication, Pierre-Christophe Pantz et Gilles Pestana contribuent à éclairer les enjeux géopolitiques contemporains du Pacifique Sud, en mettant en perspective un différend territorial dont la portée dépasse largement les deux îlots concernés.
Lire l’analyse complète : « Cet îlot est-il français ? » – Le Grand Continent
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