Campus de baco
Et si l’histoire de l’archéologie en Nouvelle-Calédonie ne racontait qu’une partie du récit ? L’exposition « ArchExpo – Figures effacées, connaissances partagées : dans les coulisses des fouilles archéologiques » invite à découvrir l’envers des premières fouilles scientifiques menées sur le territoire et à redonner une place aux acteurs longtemps restés dans l’ombre : une jeune archéologue, des guides locaux et des travailleurs kanak qui ont contribué à écrire cette histoire.
L’Université de la Nouvelle-Calédonie accueille l’exposition « ArchExpo – Figures effacées, connaissances partagées : dans les coulisses des fouilles archéologiques », un projet scientifique et artistique qui explore l’histoire des premières fouilles archéologiques professionnelles en Nouvelle-Calédonie. L’exposition sera ensuite visible jusqu’au 4 avril sur le campus de Nouville, puis à partir du 20 avril sur le campus de Baco. Elle est ouverte à toutes et tous.
Dans les coulisses des premières fouilles archéologiques
À travers 25 panneaux, l’exposition retrace l’expédition archéologique menée en 1952 par Edward Gifford et Richard Shutler de l’Université de Californie à Berkeley.
Cette mission scientifique a permis de prospecter 53 sites et d’en fouiller 11, répartis sur plusieurs zones de la Grande Terre.
Mais l’exposition propose surtout un regard renouvelé sur cette aventure scientifique, en mettant en lumière des contributions longtemps restées invisibles.
Réhabiliter des figures oubliées
Parmi elles, celle d’Elizabeth Shutler, jeune archéologue et seule membre de l’équipe américaine parlant français, mais aussi celles des travailleurs kanak et des guides locaux qui ont participé aux fouilles.
Les archives photographiques conservées au Phoebe A. Hearst Museum of Anthropology témoignent de ces collaborations et rappellent l’importance des savoirs locaux dans la construction des connaissances archéologiques.
Le public est également invité à contribuer à ce travail de mémoire : grâce à des QR codes, il est possible de participer à l’identification progressive des participants kanak présents sur les photographies.
Un projet scientifique et collaboratif
L’exposition est conçue par Emilie Dotte-Sarout, archéologue à l’University of Western Australia, en collaboration avec Stéphanie Geneix-Rabault, enseignante-chercheure à l’UNC et chargée de mission égalité-diversité-inclusion, et Audrey Dang (Declick Photographie), qui signe le design graphique de l’exposition.
Le projet s’inscrit dans le programme de recherche Pacific Matildas, qui explore les contributions invisibilisées dans l’histoire des sciences.
Il bénéficie notamment du soutien financier de l’Australian-French Association for Research and Innovation – AFRAN Pacific Hub 2025-2026, ainsi que de l’UNC.
📍 Informations pratiques
Lieu : Bibliothèque universitaire de Nouville
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Jusqu’au 4 avril – campus de Nouville
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À partir du 20 avril – campus de Baco
Entrée libre – exposition ouverte à toutes et tous.
