Le 16 septembre 2026
à 16h
Amphi 400
Campus de Nouville
Campus de Nouville
UNC - EDP
Mercredi 16 septembre à 16 h en amphi 400 sur le campus de Nouville, Emmanuel Kouriane, soutiendra sa thèse en vue de l’obtention du grade de docteur.Le projet « Le processus d’émancipation de la Nouvelle-Calédonie au prisme de la justice transitionnelle : réflexion sur une modalité sui generis de décolonisation » a été réalisé sous la direction de Mathias Chauchat, et Laurent Sermet.
Résumé
Cette thèse analyse le processus d’émancipation politique de la Nouvelle-Calédonie à travers le prisme de la justice transitionnelle. Elle part du constat que les processus institutionnels engagés depuis les accords de Matignon-Oudinot de 1988 et l’Accord de Nouméa de 1998 ont profondément transformé les relations entre les différentes composantes de la société, sans toutefois épuiser les questions liées aux conséquences de la colonisation et à la réconciliation.
La recherche met en évidence les éléments de justice transitionnelle présents, explicitement ou implicitement, dans les dispositifs institutionnels mis en place en Nouvelle-Calédonie. Elle examine notamment les questions de vérité, de justice, de réparation, de mémoire et de garanties de non-répétition, ainsi que leur articulation avec le processus de décolonisation.
La thèse adopte une démarche interdisciplinaire, comparative et de recherche-action, en mobilisant notamment le droit, l’histoire, la science politique et les études postcoloniales. Elle analyse également la vision kanak de la justice transitionnelle développée par le Sénat coutumier et la confronte aux principes du droit international et aux travaux universitaires sur le sujet, afin de faire émerger une pensée juridique propre à la Nouvelle-Calédonie.
À partir de cette analyse, la recherche formule plusieurs propositions en matière de vérité, de justice, de réparation et de garanties de non-répétition. Elle défend finalement l’idée que le processus d’émancipation de la Nouvelle-Calédonie peut constituer une modalité sui generis de décolonisation, dans laquelle la justice transitionnelle contribuerait à réparer les préjudices coloniaux, à favoriser la réconciliation de la société et à construire une paix durable entre les générations.
Composition du jury
À partir de cette analyse, la recherche formule plusieurs propositions en matière de vérité, de justice, de réparation et de garanties de non-répétition. Elle défend finalement l’idée que le processus d’émancipation de la Nouvelle-Calédonie peut constituer une modalité sui generis de décolonisation, dans laquelle la justice transitionnelle contribuerait à réparer les préjudices coloniaux, à favoriser la réconciliation de la société et à construire une paix durable entre les générations.
Composition du jury
- Mathias Chauchat, professeur des universités, UNC
- Laurent Sermet, professeur des universités, Aix-en-Provence
- Xavier Philippe, professeur des universités, Université Paris 1 – Sorbonne
- Carine David, professeur des universités, AMU
- Cécile Aptel, professeur des universités, Tufs University USA
- Nadège Meyer, maîtresse de conférences HDR, UNC
- Jean-Paul Pastorel, professeur des universités, UPF
- Fabrice Hourquebie, professeur des universités, Bordeaux
Les partenaires
- Convention industrielle de formation par la recherche (CIFRE) ;
- Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ; Sénat coutumier ;
- Laboratoire de recherches juridique et économique (LARJE) ;
- Université d’Aix-Marseille ;
- Centre de droit social (CDS).
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