Plantes médicinales du Pacifique : ce que la science dit vraiment des savoirs traditionnels

Kava, faux-tabac, niaouli,… Les plantes médicinales du Pacifique sont utilisées depuis des siècles dans les pharmacopées océaniennes. Mais que sait-on aujourd’hui, scientifiquement, de leur efficacité, de leur toxicité, de leurs interactions ? L’UNC propose un nouveau Certificat d’Université pour répondre à ces questions, avec les meilleurs spécialistes de la région.

Un patrimoine vivant, encore largement à explorer

En Nouvelle-Calédonie comme dans l’ensemble du Pacifique, les plantes médicinales font partie du quotidien. Elles sont aussi, depuis quelques années, au centre d’une dynamique de recherche scientifique d’ampleur — IRD, Institut Pasteur, CHT, UNC — qui interroge leur composition chimique, leurs mécanismes d’action, leurs bénéfices réels et leurs risques. 

Pour les professionnels de santé, les pharmaciens, les chercheurs, les enseignants, les agents de la biodiversité ou les acteurs du soin, cette zone de rencontre entre savoirs traditionnels et données scientifiques actuelles soulève des questions concrètes : 

  • Quelles plantes sont réellement efficaces, et sur quoi ? 
  • Quelles sont les molécules actives, et comment agissent-elles ? 
  • Quels sont les risques de confusion entre espèces, d’intoxication, d’interactions médicamenteuses ? 
  • Comment dialoguer avec les patients qui utilisent ces plantes, sans disqualifier ni cautionner aveuglément ? 
  • Quelle est la qualité et la variabilité phytochimique réelle des plantes selon les milieux, les saisons, les modes de préparation ? 
Une formation qui croise quatre regards complémentaires

C’est précisément ce que propose le Certificat d’Université « Plantes médicinales du Pacifique » : une lecture intégrée qui croise ethnobotanique, pharmacologie, phytochimie et toxicologie, avec un focus sur la Nouvelle-Calédonie. 

Concrètement, vous apprendrez à : 

  • identifier et nommer les plantes océaniennes les plus couramment utilisées 
  • comprendre les mécanismes d’action des molécules anti-inflammatoires et antibiotiques issues de la flore calédonienne 
  • évaluer l’intérêt et les limites des pharmacopées traditionnelles à la lumière des recherches actuelles 
  • repérer les risques : confusion d’espèces, intoxications, interactions, inobservance 
  • développer un regard critique sur l’usage contemporain des produits d’origine naturelle 
  • communiquer auprès de la population locale les résultats d’études scientifiques sur ces pharmacopées 
Pourquoi cette formation est unique en Nouvelle-Calédonie

Parce qu’elle réunit, autour d’une même table, les acteurs de référence de la recherche sur les pharmacopées du Pacifique : 

  • David Bruy,  botaniste, IRD 
  • François Chassagne, ethnopharmacologue, IRD 
  • Mariko Matsui, biologiste, Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie 
  • Yann Barguil, pharmacien biologiste, CHT Gaston-Bourret 
  • Patrice Godin, anthropologue, UNC 
  • Cynthia Sinyeue, chimiste, UNC 

Une telle convergence d’expertise — anthropologie, botanique, chimie, biologie, pharmacie hospitalière — est rare. Elle constitue l’un des atouts majeurs de ce certificat. 

Un format pensé pour les professionnels en activité
  • Calendrier : Du jeudi 25 juin au vendredi 7 août 2026 
  • Nombre d’heures de formation : 26 heures 
  • Cours en soirée, compatibles avec une activité professionnelle 
  • Une partie en distanciel, le reste en présentiel sur le campus de Nouville 
  • Certificat d’Université UNC délivré à l’issue de la formation 
  • Capitalisable dans le cadre d’un Diplôme d’Université complet (l’un des 5 CU constituant le DU) 

En savoir plus sur la formation

Renseignements et inscriptions

Direction de la Formation Continue et de l’Alternance

ico-tel290 490
ico-mail    sfc@unc.nc

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